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Les causes du déclin des abeilles


Le déclin de la santé des abeilles résulte de plusieurs facteurs. Certaines causes sont connues, d’autres nécessitent d’être mieux identifiées car elles peuvent agir séparément ou de manière combinée. 


Les principaux facteurs affectant la santé des abeilles sont les maladies, les parasites - dont principalement le varroa destructor, un acarien ectoparasite invasif  -  le manque de ressources nectarifères, le dérèglement du climat, mais également des lacunes dans les pratiques apicoles. 

Cependant il semble de plus en plus évident que la première cause provienne de l’utilisation massive de pesticides et de produits phytosanitaires, nocifs pour la santé des abeilles... comme pour celle de l’Homme. 


INTOXICATION

Un grand nombre de fleurs est souvent contaminé par des produits chimiques, essentiellement des pesticides. Le pollen, le nectar, l’eau sont exposés aux insecticides, herbicides et fongicides appliqués sur les cultures. Ces pesticides, de manière individuelle ou combinée, peuvent se révéler extrêmement toxiques à court terme et peuvent avoir, à petites doses, des effets chroniques qui affaiblissent les abeilles et finissent par les tuer. 


MALADIES

Les abeilles sont sujettes à des maladies et des parasites qui leurs sont propres, entraînant leur affaiblissement et souvent leur mort.

La plupart de ces maladies et parasites sont invasifs et les abeilles indigènes sont incapables de les combattre par un processus d’adaptation naturelle ou par le développement d’une résilience. Les abeilles malades ou infestées de parasites sont en outre plus vulnérables à d’autres facteurs, tels qu’une mauvaise alimentation ou l’exposition à des produits chimiques toxiques. 


LE FRELON ASIATIQUE

Le frelon asiatique, ou frelon à pattes jaunes (vespa velutina) se révèle très nuisible du fait de l’absence de prédateur. Originaire d’Asie, il est capable de détruire, en quelques jours, des ruchers complets d’abeilles domestiques.


FAMINE

Les abeilles se nourrissent sur les fleurs ; elles ont donc besoin d’une quantité de fleurs stable à la fois dans l’espace et le temps. Si les apiculteurs complètent l’alimentation de leurs abeilles domestiques, elles n’ont pas moins besoin de  fleurs autour de leur ruche pour butiner le pollen, leur principale nourriture et source de protéines. Lorsqu’il n’y a pas assez de fleurs écloses pendant la saison des abeilles, comme dans les monocultures qui ne produisent qu’un seul type de fleurs sur une période limitée, les abeilles ne sont pas en mesure de se nourrir, ni d’alimenter leur progéniture. Un grand nombre de facteurs, essentiellement liés aux pratiques de l’agriculture industrielle, peuvent provoquer la famine chez ces insectes.  C’est notamment le cas des herbicides, qui réduisent la diversité de la flore sauvage au sein et autour des exploitations, et de l’expansion de l’agriculture, qui empiète sur les bordures des champs et les haies, garantes de la diversité végétale autour des exploitations. 


LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

Il est probable que les changements climatiques soient à l’origine du bouleversement des floraisons qui représentent une source de nourriture importante pour les abeilles ou d’un "glissement des saisons" qui décale le moment de la floraison de sorte qu’elle ne coïncide plus avec le retour des abeilles au printemps (Kremen et al, 2007 ; Cameron et al, 2011). 

C’est parce que l’impact de la dégradation de notre environnement est constaté et étudié sur les abeilles domestiques que nous pouvons en appréhender les conséquences sur la santé des autres insectes, des oiseaux, de la biodiversité en général, et de l’Homme en particulier. C’est ainsi que l’abeille est considérée comme la "sentinelle de notre environnement". Ce qui affecte l’abeille, affecte également toute autre forme de vie sur notre planète. 

Bien qu’il n’existe aucune donnée précise au niveau mondial permettant de tirer des conclusions formelles sur la situation des abeilles et des pollinisateurs en général, que ce soit en termes de quantité et de diversité, le besoin de pollinisateurs augmente plus vite que la disponibilité. Nous devrons donc faire face à une pollinisation insuffisante dans un futur proche, mettant ainsi en péril la sécurité alimentaire des générations futures. 

Rappelons-nous que notre terre commune nourrissait 2,5 milliards d’êtres humains en 1955, que nous sommes 7,5 milliards aujourd’hui et que nous serons 8,5 milliards en 2030.